Opération Ultra X Ultra Phase 2

Crédit photos : Eric Bon, Christian Marmond.

La semaine dernière j’ai bouclé l’Ultra Beaujolais Village Trail (UBVT : 102 km, 4500 mD+) en 16h53. L’objectif était de me préserver pour pouvoir enchainer 7 jours plus tard avec l’Ultra des Coursières du Haut du Lyonnais (UCHL : 103 km, 4200mD+). A cause d’une séance de défoulage trop active 4 jours avant le départ de l’UBVT j’étais parti avec des courbatures, ce qui avait fortement limité mon allure. Ma stratégie de récupération a été d’alterner marche, piscine et vélo, ainsi qu’un entraînement de l’UBS pour vérifier que tout allait bien. Au départ, même si les jambes sont fatiguées, elles sont dans un meilleur état que le semaine précédente.

La difficulté des coursières tiens dans la barrière horaire de la base vie de St Symphorien-Sur-Coise (9h pour parcourir les 56 premier km). Elle oblige à maintenir une allure moyenne de 10 min/km pendant les 56 premier km. Par la suite une allure à 7.5 min/km suffit pour finir. Ce n’est donc pas chose facile, il est préférable d’avoir de l’avance. Je prévois donc d’arriver à la BV (base vie) au bout de 7h puis de finir en mode rando à 10 min/km. Les cibles sont donc:.

  1. Arriver à la base vie à 12h.
  2. Arrivée à prévue vers 21h.

Question météo c’est le yin et le yang par rapport à l’UBVT, grand soleil, premières grosses chaleurs annoncées. Une météo qui me conviens mieux. Je suis rodé pour aller à St Martin après l’hivernale. J’arrive en tenue avec une bonne demi heure d’avance sur le départ. Je récupère mon dossard (salut Xavier) et me pose dans un coin pour faire un peu de jus. Du coté du LYON ULTRA RUN, notre nouvel adhérent Frank DB sera également présent sur cette course.

4h55, il est temps d’y aller, je me présente sur la ligne de départ il faut doux et c’est tant mieux.

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St Martin en Haut // St Symphorien sur Coise – 55km, 2250mD+, 7h08.

Je pars le plus vite possible compte tenue de la fatigues de mes jambes. Je reste à l’écoute. J’arrive sans trop de peine à courir à plus de 10km/h dans les secteur roulant. Rassuré par la réponse de mon organisme, j’en profites pour admirer le paysage et le levée du soleil qui rappelle des image de SaintéLyon. Je suis dans le flow, tout va bien, je profites.

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Peu avant l’arrivée au barrage du Garron (km 11) je sens que cela commence à tirer. Je modère l’allure, d’autant mieux que la montée vers Yzeron présente des passage à plus 20%. Contrairement au BOL où nous emprunterons le même passage, nous n’allons pas directement à Yzeron mais faisons un grand détour de 12km pour passer à Le Chouly. C’est pour celà que j’aime les coursières, on découvre toujours de nouveaux chemins. Pour les jambes, tout est rentré dans l’ordre.

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Je commence à me trouver dans le groupe avec qui j’irais jusqu’à  l’arrivée. J’arrive finalement au plan d’eau d’Yzeron (25km) en 3h, avec 15min d’avance sur mes prévisions.

J’en profites pour effectuer la montée suivante tempo tranquille. Montée que nous avions reconnu sans le savoir avec l’ami Olivier lors de la reco BOL entre St André et Yzeron. Tout va bien, arrivée à Duernes (km 35), j’ai le bonheur de retrouver l’ami Runslow qui ne cours pas comme la semaine précédente mais fait un reportage photos. Concernant le jeu top position j’arrive en 4h30 (1h15 d’avance sur la barrière, soit toujours 15min d’avance sur mes prévisions).

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Nous partons ensuite vers Aveize pour rejoindre le barrage de la Gimond (sentier que j’ai reconnu cet hiver pour améliorer l’arrivée à Ste Foy l’argentière). Entre Aveize et le barrage, je suis rejoins pas Franck DB. Nous n’avons pas les mêmes qualités, il me dépasse dans les descentes et moi dans les montées 🙂 A chaque fois nous échangeons quelques mots. Finalement il finira par prendre les devants.

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Je profite du passage au lac pour m’asperger le corps afin de me dessaler. Dans la montée en direction de Pomeys je rencontre une joggeuse venue faire son exercice matinal, toute surprise de voir autant de personne parcourir son sentier d’entraînement.

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La suite jusqu’à St Symphorien m’est bien connue. J’ai un petit coup de mou et perds mon quart d’heure d’avance, mais je gère et arrive à la BV en 7h comme prévu (2h d’avance sur la BH).

Après avoir changer de t-shirt en prévision de la chaleur qui commence à bien présente, je remplit mes gourdes et repars en mode rando à12h40.

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St Symphorien sur Coise // St Martin en Haut – 49km, 1880mD+, 7h37.

Je connais très bien ce qui m’attends. Je sais que c’est une ascension par à coup jusqu’au GR. Après Ste Catherine le secteur ne me dit rien. Je pars avec pour objectif de gérer sans prendre un coup de chaud. J’ai l’avantage de bien supporter la chaleur, ce qui me permet de gagner pas mal de place. Je pense surtout à l’hydrater abondamment et à m’arroser via mon buff que me sers à rafraîchir mes tentes.

J’arrive au ravito du Carteron (km 66) après 1h45, j’en profite pour me faire arroser d’eau froide. J’ai déjà vider les 1,5L que j’avais approvisionner à la BV, nouveau remplissage. Je vois au tour de moi que la chaleur commence à faire des dégâts. Je ralentit encore l’allure, en attendant d’arriver sur le GR pour tester mes jambes.

Je passe ainsi à Lamure (km 77) après 1h40. L’ami Runslow immortalise mon traditionnel remplissage de gourde.

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Je repars, je me sens bien. Sur le GR (de la SaintéLyon) je trottines. Les jambes arrivent à tourner sans trop de difficulté. Peu avant de quitter le GR je me fait dépasser par un groupe de trois coureurs. Je immédiatement que cette variante correspond à celle de la SaintéLyon 2013 (qui n’avait pas été utilisée à cause de la neige) et que nous avions reconnus en off avec le LYON ULTRA RUN en prépa de la 180.

Je recolles au groupe dans les passages les plus techniques. Puis j’ai un coup de mieux et les laissent derrière moi. Ensuite nous arrrivons à Ste Catherine par le bas, je me souviens de la difficulté que j’avais eu lors de la première participation à l’ultra des coursières. J’y vais tempo et enchaîne directement sur le parcours traditionnel de la SaintéLyon. Sur le plateau j’ai du mal à relancer (comme toujours vous me direz). A l’entrée du bois d’Arfeuille je suis rejoins par l’un des membres du trio. Il ne connais ps la fin du parcours (contrairement à moi qui a fait l’hivernale). Je lui fait un topo de ce qui l’attends. Surtout de la cote qui mène à St André, que nous abordons ensemble.

Cette montée est  toujours pour moi une renaissance. Arrivé sur la route je croise un cycliste qui fait l’ascension avec sa fille sur le porte bagage et plutôt à l’aise. En discutant j’apprends qu’il a finit sur le podium de l’UBVT et que c’est sa récupération !sic!

Arrivé au ravito (km 94, 1h50) je sais qu’il ne reste plus qu’un coup de cul. Je pense à mon temps de référence sur les coursière qui est d’un peu plus de 15h, je n’arriverais pas à la battre. Sans autre motivation que de terminer tranquillement, je repars en marchant.

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Le dernier coup de cul (la montée des géants, voir photo) est heureusement plus facile que le raidillon emprunter pour l’hivernal. Pour tout dire je la passerais sans m’en rendre compte. C’est en attaquant la descente que je rencontre une spectateur qui me signale que désormais cela descend jusqu’à l’arrivée. Tant mieux.

Finish archi-connu. Arrivé à mon passage préférer des coursières à 5km de l’arrivée, je retrouve Arclusaz qui est venu nous suivre en VTT. Nous discutons et il m’apprends que Franck DB est quelques minutes devant et qu’il craint mon retour. Je montre les crocs : J’ai une motivation pour courir. ET c’est partit pour le show, à partir de maintenant je lâche tout ce qui me reste.

Peu avant la Crois Rouge je l’ai en visuel, mon instinct de chasseur est en émoi. J’attaque le faux-plat pour accéder à la ferme et là, qu’est ce je vois. Pas Franck, non… n troupeau d’une cinquantaine de vache laitière qui occupe le chemin (c’est l’heure de la traite). C’est pas sport ça Franck de lâcher un troupeau pour me ralentir 🙂

Les vaches laitières je baigne dedans depuis que je suis né. Tranquillement je contourne le troupeau en passant par la droite, j’en profite pour saluer le paysan. Ma cible a repris 500m d’avance, je l’ai toujours en visuel. J’accélère. Peu avant la bascule, je le rejoins. Il est accompagner par la famille. Je lui propose de finir ensemble, il e se sent pas au mieux de me suggère de filer. Dont acte.

Par respect pour l’avoir doubler, je mets tout en oeuvre pour envoyer. Ce qui me permettra de dépasser encore deux autres coureur. Je finit ainsi 55/117 en 15h31. A l’arrivée je reçoit une jolie médaille (fabriquée localement) ainsi qu’un sac d’hydratation (on est gâté aux coursières, rapport qualité/prix inégalable). J’attends l’arrivée de Franck pour que nous partagions ensemble le repas d’arrivée. Celui-ci sera accompagné de bière bretonne (merci Franck).

Mon challenge est réussit. Cette seconde course aura été du bonheur quasiment de bout en bout. Mes jambes ont tenu à merveille. Après l’épreuve d’endurance, ce que je me suis réservé est l’épreuve de vitesse pour l’Ultra du St Jacques (Objectif claqué un temps sur un parcours que je connais bien à force de faire les aller/retour lors de l’UB43). Ce sera aussi l’occasion de retrouver les amis du Puy, ceux du LUR et de la 180 qui se sont engagés pour cette édition 🙂

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