L’UB43 – le retour du côté obscur off course.

Crédits photos : William Guillot, Arthur Baldur et le Progrès.

La Génèse :

Acte 1. La première édition du Grand Trail du Saint Jacques (GTSJ) s’est tenue en septembre 2012. A cette époque je venais de boucler la TDS et quand j’ai appris que notre Sir Arthur (qui avait bouclé un mini-UTMB) partait avec le dossard 1 alors que je ne pouvais toujours pas recourir, j’étais admiratif. En même temps une idée folle avait germé dans mon esprit. Je me suis dit que cette course ressemblait beaucoup à la Saintélyon et qu’elle mériterait son aller-retour. Lors d’une réunion de préparation de l’Ultra Boucle de la Sarra (première édition), je lui demande s’il compte faire un aller-retour, il me dit que ce n’est pas au programme, mais que je peux l’organiser si je le souhaite.

Acte 2. Nous sommes en Septembre 2013. Je suis au départ du GTSJ (dossard gagné lors de la180, merci Extra sport). Je suis en repérage. Je trouve prétentieux de tenter un aller-retour sans avoir fait le retour. Selon les base de la 180, je me fixe de finir en moins de 10h pour considérer que l’aller-retour est jouable. Je viens de me retrouvé hors-délai après 100km lors de la première édition de l’échappée belle. J’ai les jambes, comme quoi j’ai progressé en un an. J’ai cependant les 24h de Grenoble qui m’attende la semaine suivante, il ne faut donc pas que je force trop. J’annonce dans le bus que si je fais moins de 10h, l’an prochain je vais prendre le départ à pied (je suis malade en bus). Je passerais finalement en 3h30 à Monistrol (km 34) avant de finir en mode ultra pour boucler les 70km en 8h45. C’est donc jouable.

Acte 3. Lors de la soirée précédente de la 180 2013, j’émets l’idée et les barjots qui étaient là à se gaver de tripoux se disent intéressés. Je pars donc sur les bases d’un départ à 5 avec Daloan, Davrun, Will36, Gillou et moi. 5 majeurs auquel se greffera Gaby lorsque je rendrais officiel notre tentative. L’année 2014, n’a pas été bonne pour tout le monde, Daloan et Davrun, ne pourront finalement pas prendre le départ. Deux semaines avant le départ de la course, je reçois un coup de fil de Patrick qui me demande s’il peut se joindre à nous. Pas de problèmes, plus on est de fou… Il me dit qu’il vient de finir le Grand Raid des Pyrénées 160 en 38h41, coïncidence, c’est mon temps sur l’UTMB 😉 De fil en aiguille, Patrick nous offre, le gite et le couvert pour la veille de course et le soir de l’arrivée. Trop fort ce Patrick. Nous serons donc 5 allumés pour tenter le premier aller-retour sur la trace du GTSJ. Cette chose a un nom l’UB43 pour Ultra-Boucle dans le 43. Les élus sont : Patrick, Gilles, Will, Gaby et votre serviteur.

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Ancien testament :

Doutes, doutes. Certes j’ai fini l’UTMB, mais 4 semaines pour récupérer, sera-ce suffisant ? En prime, une poussée de dents de sagesse associée à une contracture au mollet me font m’interroger à une semaine du départ. Les dents ont fini leurs poussées (de toute manière j’avais Gilles, notre dentiste perso sous la main si nécessaire), le mollet est lui aussi rétabli. Dernière ligne droite donc… La météo s’annonce bonne. Y’a plus qu’à !

Grâce à l’aide de Patrick (accessoirement membre de l’organisation du GTSJ et participant du off) cet UB43 s’annonce grand luxe. Hébergement la veille et le soir de la course, paella, plus une chambre au Sauvage. Grace au soutien de la femme de Will36 nous droit à un ravitaillement typé Sainte-Catherine à Monistrol d’Allier, ainsi que le transport de nos sac d’allègement dans la chambre au domaine du Sauvage. Le plan est simple, comme dirait Walter « Sa beauté, c’est ça simplicité, quand un plan est trop complexe il a tendance à foirer. ». Départ du Puy-en-Velay à 14h. Passage à Monistrol d’Allier vers 20h. Arrivée au Domaine du Sauvage au lever du jour

Je passe prendre Gaby et nous covoiturons jusqu’au Puy. Gilles nous rejoindra un peu plus tard car retenu par une urgence. Will est déjà sur place et nous rejoindra le lendemain matin. Chez Patrick nous sommes reçus comme des rois avec tout ce qu’il faut à boire et à manger. Chambre individuelle avec douche. Je n’ai jamais connus de condition aussi bonne avant un départ de course. Nous passons la matinée à buller et finissant de s’organiser.

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Puis vient le moment de la paella de folie recette Patrick arrosée de bières.

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Bref on a bien pris 2kg avant que madame Patrick nous descende à la remise des dossards. Là, nous passons pour des célébrités (c’est en faisant n’importe quoi…) et sommes interviewé pour passer dans Le Progrès local. Petit couac lors de la remise des dossards concernant les certificats médicaux. Bref nous récupérons nos chaussettes collectors (bonne idée) et partons avec 30 min de retard. Normal, quoi.

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14h30 km 0 – Lors de la traversée du Puy en Velay, Gilles et Patrick jouent aux loups blancs en rencontrant de multiples connaissances dont l’improbable confrère dentiste de Gilles qui a fait ses études avec lui et qu’il n’avait pas vu depuis des années. Il fait beau et chaud, comme pour les deux premières éditions de la course.

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La montée vers les chibottes se fait tranquillement en papotant. Nous passons au ravitaillement de La Roche (km9) en 1h15. Nous rencontrons des bénévoles et nous arrêtons pour les saluer. C’est drôle, tout le monde semble savoir ce que nous faisons. Nous sommes apparemment déjà passer dans le journal lors de la dernière semaine, nous explique Patrick.

Il commence à faire chaud sur le plateau, ça promet pour demain. Nous entretenons le rythme sans forcer, l’objectif est d’arriver relativement frai pour pouvoir repartir dans de bonnes conditions. Nous rattrapons un peu du temps perdu au départ et passons à Bains (km 17.5) en 2h45 (3h prévu).

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Nous cherchons un robinet pour remplir nos gourdes, mais nous ne trouvons rien. Nous en avons assez pour aller à St Privat, nous filons donc vers St Christophe sur Dolaison. Nous avons un guide qui connait le parcours par cœur, en l’occurrence Patrick. Lorsque nous cheminons sur le plateau, il nous raconte les évolutions qu’il verrait bien apporter au GTSJ afin qu’il devienne plus trail. Cela donne envie, avec des tours de lacs (anciens cratères) et des montées de 500mD+ bien technique. J’ai oublié de préciser que notre compagnon est multi-finisher de l’UTMB et du GRR entre autres. Ça pose son homme.

Nous cheminons en échangeant sur nos différentes expériences de courses. Au bout de 4h, nous arrivons finalement au bourg de « Le Chier » où nous sommes applaudis : « énorme 😉 ». Nous donnons rendez-vous à nos supporters pour le lendemain, là où nous seront dans l’anonymat de la foule. Nous profitons également du robinet repéré par Patrick pour refaire les niveaux. Au bout de 4h45 nous arrivons à St Privat d’Allier (km 29.1) et en profitons pour admirer les gorges de l’Allier. C’est l’heure de l’apéro et il commence à faire plus frais dans le Gévaudan, et ce n’est que le début…

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Peu avant d’arriver au lac de l’œuf, où il n’y a ni eau, ni œufs, mon GPS bug après 5h de course. Je le relance, je vais avoir plus de mal avec la fatigue à calculer les temps de passage. Nous passons au point le plus haut sur le parcours, il est près de 20h30 et il faut sortir les frontale, ainsi que rajouter une petite laine. Lors de la descente vers Monsitrol (km 36.7), Gaby chute sans gravité. Nous sommes impatients de retrouver nos victuailles, ainsi que la civilisation.

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En arrivant, nous perdons Gaby, qui fera une petite variante pour arriver au pont Eiffel.

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Là, nous sommes installés comme des saltimbanques, mais avec le confort de tables chaises et réchaud, le must pour traileur.

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Autant le dire, nous nous empiffrons (encore), ce qui fera rire les passants. Le froid est à présent bien tombé quand nous repartons après 1h30. Nous venons de perdre 15°C entre Bains et Monistrol, et ce n’est pas fini. Un petit message à Arthur qui nous fait le suivi live sur FB pour dire que nous arriverons vers 1h à Saugues. Ce qui sera traduit par « dans 1h », ce qui en surprendra plus d’un, je vous rassure nous avons bien mis 3h pour rejoindre Saugues.

Il fait bien nuit désormais. Notre avancée est ponctuée par les aboiements des chiens qui ne sont pas fan des pèlerins nocturnes que nous sommes (nous sommes dans le bon sens). Nous surprendrons même une mamie dans un hameau peu avant Saugues qui a alors pensé que la course était partie. Ce qui nous bien fait rire 😉

A Saugues, il gèle, nous nous arrêtons vite fait pour remplir les gourdes. Nous tenons à signaler que nous en désaccord avec le thermomètre de la boulangerie proche de l’église. Celui-ci, situé au niveau de la ventilation, nous indique un 6°C, alors que nous voyons le givre s’installer sur les voitures. C’est donc grelottant de froid, mais d’un bon pas que nous nous dirigeons, par la nature, vers notre havre de paix. Il est 1h30 du matin, nous espérons arriver vers 4h30.

Un bon pas certes, beaucoup de motivation et bien peu de réflexion. Ainsi, peu après avoir doublé la tour des anglais (et ses 7 faces) nous nous trompons de chemin. Au lieu de faire demi-tour, nous décidons d’un commun accord à couper pour rejoindre la trace à travers bois. Celle-ci a l’air d’être à 500 mètres à vol d’oiseau. Or, nous ne sommes pas des oiseaux. Nous voila partit par-dessus les barbelés, à patauger dans les tourbières d’eau glacés. Nous peinons ainsi pendant 15 minutes sans pouvoir se rapprocher de la trace qui semblent se trouver sur un autre versant et au milieu coule une rivière. Faire demi-tour serait pire, nous continuons. Finalement, en mettant les pieds dans l’eau lors d’un passage plus large, nous nous dirigeons vers un  bourg éclairé pas trop loin de la trace. C’est ainsi que 40 minutes après pris la décision de ne pas avoir fait demi-tour nous retrouvons la trace. Et c’est là que c’est drôle, car nous sommes de retour à la tour des anglais soit un recul de plus d’un kilomètre. En détail:

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Bref, nous reprenons notre chemin et tachant d’être plus attentif à suivre le dos des panneaux. Heure d’arrivée espérée 5h30.

Nous nous trompons encore une fois, mais cette fois-ci nous faisons demi-tour 😉 Nous arrivons enfin vers la partie boisée qui préfigure le domaine des Sauvages (qui veut dire boisée, minutes culture off). A ce moment, nous sommes tous fatigué. Patrick et Gilles (qui est venu sans préparation pourtant) caracolent devant. Les piles de la frontales de Gaby lâchent, il doit rester à côté de moi. Will n’a plus aucune sensation dans les jambes. Il ne sait pas pourquoi. Je reste avec lui à essayer de lui remonter le moral et à l’encourager. Je commence à avoir mal sous mon pied gauche à force de piétiner. Gilles et Patrick s’arrête de temps en temps pour nous attendre. Cela me permet de baptisé certains passages du nom des blagues que je sors à Will. Le passage de l’unijambiste, le saut de la gazelle dorée, le passage de la biche sauvage etc… Qu’il est long se passage… Il est 6h du matin, très en retard sur tous nos plans de marche. Nous arrivons en vue du domaine du Sauvage. J’ai de plus en plus mal au pied. Je ne donne pas cher de notre peau à Will, Gaby et moi… Nous venons de boucler l’aller en 15h15. Le retour devra se faire en moins de 13h30.

Nous nous dirigeons vers notre palace. Cette chambre à deux lits réservés par Patrick, dans laquelle nous allons squatter à cinq. Nous laissons les lits à Will et Gaby, qui vont s’allonger pendant 1h. Il fait chaud, ça fait du bien, avec une petite douche et des vêtements secs, le moral revient. Le temps de faire tout cela et soigner ce qui est soignable, une heure est passé. Il est 7h30 quand nous descendons déjeuner, que nous a réservé madame Will. Nous passons serrer la main aux mecs d’extra, qui nous félicites d’avoir fait la moitié du chemin. Nous espérons un festin, mais resterons quelque peu si notre faim. Nous formons un formidable quintette de zombies. Nous apercevons par la fenêtre notre journaliste de la veille, un petit signe de la main et re-interview.

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On va vraiment finir par se prendre pour des célébrités. Il reste une heure avant le départ et nous montons dans la chambre récupérer nos sacs afin de les déposer à la consigne.

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Avant le départ nous croisons de nombreux autres coureurs venu faire sérieusement la course. Nous recevons pas mal d’encouragement et promettons de tout faire pour finir. Une dernière photo avant de nous séparer en souhaitant de nous voire tous finisher au Puy.

Nouveau testament :

Voilà, la ligne de départ. Seul dans la foule, je rentre dans ma bulle et check ce qui va encore… bilan satisfaisant, mais je serais fixé dans quelques kilomètres. C’est l’expérience de la 180 qui parles. sourires pour les photos. La musique commence et on l’élance.

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Bizarrement les jambes quoique raides avancent au niveau de ceux qui m’entoure en fin de peloton. Je suis en train d’appliquer ce que j’appellerais « la technique Gilles » quand je vois mes camarades Gilles et Patrick me dépasser par la droite lors d’une phase de marche en montée. Je recolle, question de fierté. Et là, je ne sais pas ce qu’il se passe, je les dépasse et je me sens super bien. Je pars en « galopant » courant montées et descentes, certes je ne vais pas bien vite mais je dépasse autant que je me fais dépasser, ce qui est bon signe. Passage au point « Le Villeret d’Ap. » (km 8) en 211e position, après 0:56:38 de course.

Je tiens les 8km/h, c’est l’allure que je désire imprimer jusqu’à Saugues pour prendre de la marge sur la barrière horaire. Je relance dès que je peux et étonnament, tout va bien. Je passe à « Saugues » (km 21) en 239e position, après 2:27:16 de course. Bien, j’ai 30 minutes d’avance sur la barrière. Je vais pouvoir passer à une allure à 7km/h. A partir de maintenant même 5km/h me permettrai de finir dans les temps. Je profite du ravito pour faire le plein de solide et pour me dévêtir, car il commence déjà à faire chaud.

J’imprime mon tempo, je sens cependant que l’UTMB a laissé des traces et que mes jambes sont de moins en moins souples, surtout lorsqu’il s’agit de courir sur la route. Cheminant vers Monistrol, je me fais rejoindre par le duo Pat/Gil. Je tente de les accrocher, mais c’est à leur tour de me semer. Je les gardes longtemps dans le viseur, ce qui me motive pour avancer. On dirait un combat de retraités. Avant la descente vers Monsitrol je rejoins les randonneurs. Il va falloir zigzaguer durant toute la descente sans relâcher le rythme. Je m’emplois, mais tout suit le plan, je passe le point « Monistrol d’Allier » (km 35) en 236e position, après 4:45:31 de course. Je désirais moins de 5h pour un hypothétique temps final inférieur à 10h.

Je repars vers Rochegude, Il fait vraiment chaud. Beaucoup de dégats sur les coureurs qui me précédaient. Surtout des crampes et de la déshydratation. Pas de salé au ravito, ni de boissons gazeuse et voilà le résultat. Moi, je vais bien. J’arrive dans mon domaine, la montée. Il y en a peu sur le retour, alors j’en profite pour dépasser, randonneurs et concurrents à l’agonie. Cela me fait du bien au moral. Peu avant d’arriver à St Privat j’aperçois une silhouète familière au loin. Je braille « GILLOU !!! », faisant au passage sursauter des randonneurs, il m’entends et m’attends. Nous repartons ensemble. Il me dit que Patrick allait trop vite pour lui dans la montée et qu’il a préféré assurer en suivant le rythme des randonneurs. Je lui dit de suivre le mien et que nous allons finir ensemble. La douleur sous le pied refait son apparition. Je le laisse me distancer sur les partie en cailloux, pour le rejoindre dans les montées. Nous arrivons au point « Saint Privat d’Allier » (km 42) en 214e position, après 6:13:13 de course. Nous cherchons sans le trouver l’ami Patrick. Nous faisons le plein et repartons.

Là ça commence à être dur. Une folle envie de faire la sieste. Les jambes de bois. Nous passons en mode rando. Nous nous rabattons sur un objectif de finir en 11h, beaucoup plus raisonnable aux vues de nos conditions respectives. De plus notre avance sur la barrière nous permet de pouvoir finir en marchant si nécessaire. Nous croisons quelques personnages hauts en couleur avec qui nous ferons le yoyo. Je pense surtout à ce coureur qui a planqué de la bière et des gâteaux apéro le long du parcours. Bonne idée. Nous passons au stand du thé local bio et nous en profitons pour discuter. Ils se disent impressionné par la première féminines (3ième au scratch), mais que ce n’est pas une vrai anglaise car elle a refusé de boire du thé, alors que le premier masculin lui s’est arrêter en boire… Ce ne pas tout cela, mais nous avons une course à terminer. Nous passons le point « Bains » (km 54) en 197e position, après 8:31:45 de course. Nous prenons le temps de nous ravitailler et de recharger en eau.

En effet, devant nous le plateau. Mon expérience de l’an dernier me dit que c’est la dernière épreuve  ce plat venteux où il juste courir, un vrai purgatoire. Nous avançons tant que nous pouvons. Remontons le moral des certains coureurs que cela booste de savoir qu’il y a des fous qui font l’aller-retour. Ça leur donne une envie folle d’accélérer 😉 Désormais nous randonnons plus que nous courrons. 11h ce ne sera pas possible, nous nous rabattons sur 12h. Le ciel s’assombri quand nous passons le point « La Roche » (km 63) en 192e position, après 10:06:57 de course.

Nous nous « dépêchons », car nous voulons passer les chibottes avant que la nuit n’arrive. La différence entre l’aller où nous étions faciles dans ce secteur ascendant et le retour où nous peinons dans la descente est saisissante. Tant bien que mal nous passons le secteur des chibottes dans un petit groupe. Sans avoir à sortir les frontales, mais cela en aurais peut-être valut la peine. Quand nous ressortons sur le chemin large qui va nous ramener au Puy, la nuit fait son nid. Nous croisons des bénévoles qui nous donnent à boire et nous disent que nous sommes les derniers. Je me refuse à les croire, j’espère que nos compagnons sont toujours en course. deux heures plus tôt Will et Gaby passaient à Bains.

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Will a pu continuer.

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Malheureusement Gaby s’est fait attrapé par la patrouille et sera arrêté par la staff médical pour une hypoglycémie, dommage mec, tu l’avais dans les jambes.

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Nous donnons tout ce qu’il nous reste dans la descente vers l’arrivée. A la lumière de la casquette magique de Gilles nous passons le parc précédent l’arrivée. Et nous franchissons la ligne main dans la main. Nous l’avons fait. C’est énorme. Le Grand Trail du Saint Jacques 70Km 27/09 21:04 : Je suis Finisher !! Je viens d’arriver en 191e position, après 11:58:29 de course.

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Patrick nous a précédé d’un bonne demi-heure.

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Will fermera la marche, même pas dernier, une demi-heure plus tard.

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Nous partons chercher notre joli T-shirt finisher et nous gaver de saucisse-lentille du Puy, le tout bien arroser de bière locale (très bonne). Perso deux : aller-retour quoi !

Nous récupérons nos affaires à la consigne et retournons dormir chez Patrick. Accompagné de madame qui, elle, a brillamment finit le 50km. Nous ne durons pas longtemps. De plus, Patrick doit se lever tôt, il a compétition de pétanque le lendemain (respect, ça c’est ultra). Nous avons donc la maison pour nous. Nous trainons un peu et chacun reviens chez lui pour gérer ses courbatures avec de magnifique image dans la tête. Le Off c’est la vie 😉

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A l’an prochain.

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