Un mental qu’il a fallu tenir au chaud…

Après une 1° participation sous le soleil en 2013, je me présente à nouveau pour cette édition 2014 qui a pris du D+ pour arriver à 8700m. Une fois de plus, un merci à la 180 que les traileurs de Verbier soutiennent (donc merci aussi au TVSB…) J’ai aussi le privilège de courir sous les couleurs des « Brut de Fleurs » (merci Mamanpat !).

Cet objectif majeur aura été grandement contrarié dans sa préparation à cause d’une blessure à l’orteil, puis d’un début d’aponévrosite. De fait, peu de sorties sur ce 1° semestre, les sorties longues se seront résumées à 3 : le Trail des Forts de Besançon (pour tester ce pied 2 mois avant l’échéance : çà devrait passer !), le parcours du 50km en off de la Nuit des Cabornes (sous une chaleur écrasante) et une sortie off dans les Bauges sur le parcours du Nivolet Revard, histoire de dire qu’on fait de la montagne. Bref, une moindre forme que l’an dernier mais qu’importe, je garde de belles images de cette course sous le soleil et j’espère donc profiter à nouveau de ces belles images. L’objectif est tout simplement de finir pour ce 2° dossard de l’année…
Je ne suis pas seul puisque des compères du LUR sont aussi du voyage avec Arthurbaldur, Biscotte, Nicolopremo. Mais aussi l’ami fulgurex. Bref, une bonne délégation lyonnaise à l’assaut des cimes suisses.
La météo peu engageante oblige l’organisation à supprimer la veille l’ascension du Catogne, jugeant la descente technique trop dangereuse. De même le départ aura lieu à 5h pour tous, au lieu de 1h ou 4h. Je gagne donc 4h (de sommeil ?) Ayant initialement prévu de dormir dans la voiture, je suis finalement hébergé dans la location de vacances de Reynald/fulgurex et Eve. Merci à vous 2, ce sera tout de même mieux que de jouer le claustro dans mon véhicule.

5h moins quelques minutes : nous nous retrouvons dans le sas de départ. Pour l’instant c’est bruine au départ.

Au contraire de l’an dernier, il n’y aura pas besoin de lunettes de soleil. Ce sera même très humide. Une amélioration pour le lendemain ?
Le début du parcours se fait à 4, avec Arthur, Biscotte et fulgurex. De petites montées et descentes principalement dans les bois permettent de vite prendre le rythme, à la lueur du jour naissant. Côté pied, rapidement une petite gêne que je connais mais rien de bien méchant. Il faudra faire avec pendant toute la course, en espérant que ça ne reste qu’à ce stade. Fulgu et Biscotte s’envolent dans une descente. Je les suis à distance pour les rejoindre un peu plus loin. Une longue portion de plat nous amène à Sembrancher où nous arrivons tous les 3.

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Un bref arrêt au ravitaillement pour profiter du Rivella 😉
J’ai fait un peu fumer le pied droit, la gêne s’en ressent… Les prochaines montées vont permettre de refroidir la voute plantaire…

Sembrancher : 1h50 de course. 330m D+ cumulés. 250°

A défaut de monter à Catogne, nous empruntons le même parcours que l’an dernier – sans la chaleur -, avec une succession de montées et de portions roulantes. Le rythme est plutôt rapide. Autant en profiter car par la suite la moyenne horaire va forcément chuter. L’arrivée sur Champex se fait sous une pluie fine. Le ravitailllement, au bord du lac, est le bienvenu. La température a baissé et cela fait du bien d’être au chaud. L’humidité s’est faite plus présente aussi.

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Champex : 3h25 de course. 1172m D+ cumulés. 245°

Arthur arrive au moment où nous quittons le check-point. Ou plutôt… Biscotte et Fulgurex sont repartis pendant ma pause technique, je dois courir un peu pour les rattraper… Les bougres… L’ascension vers la cabane d’Orny est la nouveauté du parcours. C’est une montée plutôt technique (parfois trop pour moi). Je laisse Fulgurex, plus à l’aise, s’échapper.
Les paysages auraient été superbes si nous n’avions pas ce brouillard.

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Biscotte me rattrape dans la montée, je le laisse aussi s’échapper. Il est clair que je suis moins à l’aise sur ce type de terrain. L’altitude fait aussi son effet, nous montons quand même à 2800m. La fin de montée est à double sens : elle correspond à un aller-retour à la cabane d’Orny. Je croise fulgurex et Biscotte alors qu’il me reste 5 minutes de montée. Enfin, Orny, 2800m. Je me pose au chaud : bouillon, Rivella.

Cabane d’Orny : 6h29 de course. 2695m D+ cumulés. 246°

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Une fois ressorti, le brouillard épais empêche de découvrir la beauté des paysages environnants. Il parait qu’un lac est à proximité… A défaut, je shoote cet animal visiblement frigorifié… et pour longtemps…

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Tiens, l’ami Arthur arrive au moment où je repars. Il s’agit maintenant de redescendre de plus de 1000m. Cette descente va s’avérer compliquée : petite douleur au pied droit (forcément), 2 gamelles dont 1 sur le fessier droit (aïe !). Bref, je ne m’amuse pas, à cause une fois de plus de cette technicité qui m’embarrasse. Quoiqu’il en soit, j’atteins Saleinaz pour remonter régulièrement vers La Fouly.

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Une portion qui parait longue, très longue… trop longue… La cabane d’Orny a laissé des traces, une impression de déshydratation. J’avance moins bien. Me voici péniblement à La Fouly. Juste avant le ravitaillement, je suis étonné de voir Nicolo qui a dû arrêter prématurément à Sembrancher.

La Fouly : 9h33 de course. 3139m D+ cumulés. 240°

Je dois m’alimenter avant le gros morceau : la montée vers le Col de Fenêtre. Oui mais voilà, l’estomac est noué. Ca passe difficilement, et avec de plus une légère sensation de froid. Connaître le parcours présente des avantages (on verra plus loin), mais aussi des inconvénients. Je ne me vois pas grimper ce col vers lequel j’ai eu un peu de mal à progresser l’an dernier. Avec la météo qui se dégrade, un coup de flip et me voilà à songer à m’arrêter là… Aïe, pas bon çà !
Alors j’essaie de prendre le temps qu’il faut. Je resterai là 30 minutes avant de pouvoir – enfin – décoller, habillé (un peu trop) chaudement et un peu plus alimenté.

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Le parcours est donc à présent le même que l’an dernier, ce qui peut aider pour les prévisions de passage aux différents check-point. Après une séquence ensoleillée qui me fait revenir mentalement dans la course, la pluie fait son apparition pendant la montée. Passé le coup dur, j’enchaine cette portion sans trop de difficulté. Je retrouve mes copains de l’an dernier… En 1 an, ils ont bougé…

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En face, ce que je pense être le Grand Col Ferret.

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Le passage aux lacs de Fenêtre (2200 m) est moins magique que l’an dernier : moins de neige, temps couvert…

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Mais surtout un froid qui s’est installé, et qui me saisit par moments lors du passage par les quelques névés qui me permettent d’atteindre le col de Fenêtre, et de passer en Italie pendant quelques kilomètres.

Col de Fenêtre : 13h23 de course. 4424m D+ cumulés. 229°

Je me demande alors aux bénévoles présents si l’on doit, comme l’an dernier, faire de la luge de l’autre côté. « Seulement sur une petite partie ». Tant mieux, c’est qu’il ne fait pas chaud… Et surtout l’envie n’y est pas.

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De là, une descente permet de rejoindre la route qui mène au col du Grand Saint Bernard, mais pour les coureurs c’est un passage par la voie romaine. Je remarque l’état du ciel : côté italien du soleil, côté Suisse (où nous allons !), beaucoup de nuages qui restent accrochés au col du Grand Saint Bernard. Là où nous allons !
A l’approche de ce col, un vent fort se fait sentir , ce qui renforce cette sensation de froid. L’arrêt sera le bienvenu, en espérant qu’il ne soit pas à l’extérieur comme l’an dernier. Surprise ! Nous ne passons pas le lac et contournons un hotel restaurant pour se retrouver… tout de suite au ravitaillement.

Col du Grand Saint Bernard : 14h09 de course. 4534m D+ cumulés. 241°

Il se situe sous une tente balayée par un vent froid (normal, nous sommes au col). Tout autour, le brouillard domine, il fait sombre. La tente est ouverte mais perpendiculaire au vent. Il ne fait cependant pas très chaud. Autour de moi, quelques concurrents frigorifiés. Je prends mon bouillon, une orange. Mais ne me sens pas repartir de suite. Grelottant un peu, je pense préférable devoir changer de tee-shirt (je n’ai pas de change « manches longues », tant pis, çà sera un peu humide). A côté de moi, une concurrente frigorifiée soutenue par sa famille, qui ne sait pas si elle doit repartir. L’un des bénévoles en rajoute en disant qu’il y a en pour plus d’une heure à monter au col de Chevaux, dans le froid, le vent, la pluie…
Ca n’est pas pour me rassurer çà ! Surtout qu’après avoir changé mon tee-shirt, mis mon surpantalon, mes gants + plastique, un buff+bonnet… je continue de grelotter. Pas possible de repartir comme çà, au risque de plier bagage dans la montée… Je redemande un 3° bouillon…
Un autre bénévole propose des couvertures, j’en profite. C’est alors qu’il propose à certains d’entre nous d’aller nous rechauffer un moment dans la salle de l’hôtel restaurant situé à côté. Je ne me pose pas de question, la couverture ne suffit pas, je suis 2 concurrents emmenés par une bénévole infirmière. Le fait du moment, je n’arrive pas à tenir mon bouillon qui est secoué : effet Parkinson garanti ! Impressionnant, la bénévole me voit et j’imagine qu’elle va me demander si je compte arrêter… Pas de doute, je fais un début d’hypothermie !!
Après avoir pensé m’arrêter à la Fouly, me voilà à douter à nouveau ici, à 2400m !
Dans la salle de restaurant, je m’installe à une table avec un certain… Thierry. Un belge qui est arrivé juste avant moi à La Fouly, et qui a décidé d’arrêter là. Prenant un café, il m’en propose un ! Sympa, merci, çà je ne refuse pas… Un autre concurrent qui arrête aussi s’installe à la table d’à côté… Nous échangeons tous les 3.

Quand je disais tout à l’heure que connaître le parcours peut aider, c’est là que la course se joue pour moi. Alors je fais travailler le mental qui se trouve maintenant au chaud, avec un café. Des idées claires se dessinent :
– Il fait mauvais certes, mais d’après moi, il suffit de passer le col de Chevaux, ensuite c’est la vallée et Bourg Saint Pierre où se trouve la base de vie. Après on verra…
– Je chemine avec les « Brut de Fleurs », et un buff solidement accroché autour du cou. Une motivation suffisante pour continuer…
– Je ne suis pas blessé et n’ai pas envie de rendre mon dossard pour la première fois sur une course, dans ces conditions…
– Je me souviens de la Montagn’Hard 2012, où j’étais à 2 doigts de bacher alors qu’un gros orage éclatait, et que je me trouvais frigorifié au ravito de la Commanderie…
Non, il va falloir repartir !!!

Après avoir échangé avec mes compagnons de galère, après avoir bu ce café qui m’a tant fait de bien (Merci Thierry ami belge !), je me rhabille, convaincu à présent que je peux (je dois) aller au col des Chevaux. On verra ensuite. Je serai resté 30 minutes, comme à La Fouly, à refaire surface… Je souhaite bonne chance à mes acolytes et repars dans le brouillard et le vent, vers l’objectif court terme. Au sortir du ravito, 3 concurrents me suivent. Tant mieux, je préfère ne pas être seul à affronter cette météo qui est devenue hivernale. Je me souviens d’une montée un peu technique mais pas très longue, nous n’avons que 400m de D+ à réaliser. A cheminer en groupe, avec une tête (et des jambes) retrouvée, et bien au chaud, j’atteins finalement en moins d’une heure ce fameux col. Un sourire au bénévole qui répond à mon inquiétude : « Non, vous n’aurez pas à faire de la luge sur les fesses, ni traverser ce ruisseau jusqu’aux chevilles ». En fait un sentier dans des pierriers permettent de redescendre et de reprendre le chemin qui mène à Bourg Saint Pierre.

La nuit tombe, l’an dernier je n’avais pas besoin de frontale jusqu’à Bourg. Là j’ai environ 2 heures de décalage sur mes temps de l’an dernier. Nous sommes à présent une dizaine de coureurs à marcher. Je suis le rythme mais pense à présent aux barrières horaires. L’an dernier, je me souviens avoir couru toute cette partie. Je prends donc les commandes du groupe avant de le laisser pour filer vers Bourg Saint Pierre. Pas de doute, çà va beaucoup mieux.

Bourg Saint Pierre : 18h22 de course. 4941m D+ cumulés. 235°

J’arrive à 23h30 pour une BH à 0h45. Ca va, j’ai le temps de manger, de me changer… un peu seulement car je me souviens d’une montée au col de Mille dans un milieu humide l’an dernier, je m’attends donc au pire. Mentalement, après 2 risques d’abandon, me revoila avec la patate. Je mettrai le temps qu’il faut tant que je reste dans les BH, mais je sais maintenant que je devrais aller au bout. Le plus difficile est derrière…

45 minutes avant la barrière horaire, je repars réchauffé, restauré (merci le plat de pâtes que l’on prend le temps de digérer dans la montée), regonflé… Mais en oubliant de remettre dans le sac de change la 2° paire de chaussures que j’avais sorti le temps de faire le tri dans mes affaires (je m’en apercevrai seulement une fois rentré la maison).
Cette montée à la cabane de Mille n’est pas très dure, elle est juste très loooooooooongue. Je l’estime à 3 heures. Avec les conditions météo pluvieuses, le brouillard, la solitude, la nuit, une seule solution : mettre de la musique et débrancher le cerveau !

Un grand moment que cette nuit : dans la boue, les ruisseaux qui se sont formés (j’ai bien fait de ne pas avoir changé de chaussures), quelques frontales devant et derrière à travers le brouillard parfois épais. Je me mets à penser à ma famille, mais que fais-je donc là ? Faut vraiment être malade de progresser dans ces conditions nocturnes. Cela n’entame heureusement pas le mental gonflé à bloc… Enfin le col de Mille au bout d’environ 3 heures, prévisions respectées malgré un trajet légèrement modifié en passant par une route forestière (surement à cause de la boue et de la pluie).

Cabane de Mille : 22h20 de course. 5986m D+ cumulés. 182°

Nous ne sommes pas nombreux à nous réchauffer près d’un feu, et un peu endormis (c’est que nous sommes en plein milieu de cette nuit). 2 cafés bien chaud, une petite pause feu et je repars sans trop trainer, 1h15 avant la barrière horaire. Une longue descente m’attend pour atteindre Lourtier dans environ 3h (données 2013) si la forme reste bien présente. Une descente qui commence un peu technique et bien boueuse dans la nuit, pour finir par une piste forestière dans le jour naissant. Avec une vue imprenable sur Lourtier et ses alentours.

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Je commence à vraiment profiter de la course : le brouillard s’est levé, les oiseaux chantent, tout est calme. J’en serai presque à me dire que je me régale… Malgré les quadris qui chauffent après ces 1000m de descente avalés. Au bout de 3h, comme prévu, me voici à Lourtier.

Lourtier : 25h10 de course. 6054m D+ cumulés. 175°

Nous ne sommes pas nombreux à ce ravitaillement : çà sent la fin de classement… Mais les bénévoles sont toujours aussi sympathiques. Je prends le temps de consulter les SMS. J’apprends ainsi que je suis le seul rescapé de la délégation lyonnaise. Ben mince, la météo aurait-elle fait du dégât ? Les encouragements des proches et amis me font beaucoup de bien, et encore plus quand je sais que je vais finir. Merci !
Je me mets à l’aise pour la dernière montée. Il va faire chaud. Le buff des « Brut de Fleurs » sur la tête. Je quitte alors le poste 1h15 avant la barrière horaire. Mes derniers temps sont dans la tête, ainsi que les souvenirs du parcours de l’an dernier. Plus de pression, plus de BH, plus de météo capricieuse à priori : il faut profiter maintenant. Je vais savourer cette dernière montée, ces derniers kilomètres… La Chaux est atteinte dans les temps de l’an dernier.

La Chaux : 28h03 de course. 7258m D+ cumulés. 149°

Je suis accueilli au chaud, avec un autre concurrent. Le restaurateur me fait même un café. On se croirait presque VIP quand on flirte avec la fin de classement. Encore un peu de papotage avec l’une des bénévoles. Elle m’apprend les nombreux abandons qui ont eu lieu ici hier soir, sur la Traversée (La Fouly-Verbier) pour hypothermie. J’en déduis avoir eu beaucoup de chance au col du Grand Saint Bernard, au même moment. Un remerciement et c’est la dernière descente vers l’arrivée. J’estime une arrivée en 30h à présent.

Un clin d’oeil aux « Brut de Fleurs » depuis la Chaux, à 2300m…

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Il n’y a plus qu’à se laisser glisser… Glisser… C’est le mot… Une descente bien boueuse par endroit… Et hop une chute sans gravité. Nous remontons un peu (mais çà je le savais) avant de plonger sur Verbier. J’arrive enfin sous les télécabines. Dans les rues de Verbier, se joue la course enfant (ben voilà ce que j’aurai dû faire…)
Il y a plus de monde que l’an dernier (normal, il est plus tard). Les promeneurs me félicitent, je les remercie, j’ai envie de leur dire que je reviens de loin. Je profite des derniers mètres sous le soleil (enfin du soleil !). Je passe ainsi la ligne avant les 30h estimés…

Verbier : 29h37 de course. 7362m D+ cumulés. 149°

J’imaginais retrouver mes potes lyonnais sur les derniers mètres. Mais non personne. Arrêtés la veille, ils seront repartis. Reynald/fulgurex est là. Merci l’ami ! C’est une arrivée que je ne pouvais pas garder pour moi seul…

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Après la photo finish,

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puis la récup du sac, je laisse Reynald qui doit partir. Une douche, un plat de pates… seul à écouter la remise des prix de la course enfants… et à lire mes SMS. C’est alors une sensation bizarre : la joie d’être finisher, et la frustration de ne pas pouvoir partager entre amis. Après 2 minutes à essayer de dormir dans la voiture, je choisis de repartir immédiatement vers Lyon. Afin de ne pas m’endormir par une route monotone, je passerai par le lac Léman (St Gingolph, Evian Thonon, Yvoire) afin de rester éveiller et en « découverte » des lieux… Rentrer en voiture après un ultra de 30h, on ne peut pas dire que ce soit raisonnable… Heureusement, j’ai pu arriver à bon port… Malgré un pied droit un peu douloureux par moment.

En guise de conclusion, l’X Alpine reste une course superbe et exigeante. Elle est devenue plus technique, peut-être trop pour moi avec la montée à la cabane d’Orny.

Bravo une fois de plus aux bénévoles super sympas malgré la météo, il fallait tenir pour certains dans le froid en haut des cols. A défaut de beauté des paysages, je retiendrai ces 2 tentatives d’abandon. Le tournant de la course aura été au col du Grand Saint Bernard où je me suis fait peur avec ce début d’hypothermie. Quelle chance d’avoir pu me réchauffer…. Je reviens de loin…
Une fois de plus, j’ai constaté que j’avais du mal à m’alimenter entre les ravitos. Je préfère cependant rester sur les bonnes sensations de 2013 et ces superbes paysages (que nous n’aurons que peu vus cette année).En tout cas :
– Merci pour les encouragements reçus.
– Merci aussi à cette voute plantaire qui aura tenu sur une longue distance.
– Fier d’avoir pu porté – et mené au bout – les couleurs des « Brut de Fleurs ». Elles m’auront porté chance 🙂
De retour à présent sur le bitume pour une prépa marathon…

X Alpine en chiffres

105km, 7500m D+
420 inscrits
362 partants, 173 arrivants (53% d’abandons)
Place : 149 (51° V1) en 29h37

5°C au col du Grand Saint Bernard…
Beaucoup de boue surtout dans la montée vers la Cabane de Mille… 😉
Des bénévoles au top…:)

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